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Le constat


De nombreux dysfonctionnements sur la RD920 perturbent fortement la vie locale et rendent difficile le partage de la voirie entre les usagers :
 
- une forte coupure est/ouest des communes traversées,
- un axe destructuré et peu lisible,
- une chaussée en mauvais état,
- un partage de l’espace mal assuré entre les différents usagers avec une circulation difficile pour les piétons et les cyclistes,
- une accidentologie marquée à certains carrefours,
- une vitesse trop élevée, facteur de risque important.

Enjeux

Axe structurant du sud parisien, la RD 920 traverse le département de Montrouge à Antony et se prolonge dans le département de l'Essonne. De nombreux dysfonctionnement sur cette route perturbent la vie locale et rendent difficle le partage de la voirie. Pour un meilleur cadre de vie, le Conseil général souhaite transformer la RD920 en un boulevard urbain sécurisé, convivial et plus qualitatif.

  • Une route structurante du sud parisien

    Plan de situationLe 1er janvier 2006, la route nationale 20 a été reclassée dans le domaine public départemental sous le nom de RD 920. Cet axe structurant du Sud parisien traverse deux départements et sept villes : Montrouge, Bagneux, Bourg-la-Reine, Sceaux et Antony pour les Hauts-de-Seine et Arcueil et Cachan pour le Val-de-Marne. Une autre ville dans un autre département est concernée à l’extrémité sud : Massy dans l’Essonne

    Ce statut de grande radiale d’accès à la capitale depuis le Grand Sud Parisien confère à la RD 920 un impact très fort sur la desserte des territoires qu’elle traverse. Elle est un élément important, voire majeur, pour certaines communes de leur organisation spatiale.

    Le paysage perçu actuellement par l’usager de la RD 920 est celui d’une grande radiale d’accès vers Paris. Le paysage évolue toutefois : à Sceaux, le caractère vert de la voirie et résidentiel du bâti est affirmé, à Antony et Bourg-la-Reine, les centres-villes se sont organisés autour de la RD 920.
     

  • Demain un boulevard urbain sécurisé, convivial et partagé

    Fluidifier et apaiser la circulation

    Axe structurant du sud parisien, la RD 920 doit permettre l’écoulement du trafic élevé qu’elle supporte dans un contexte pacifié. Une plus grande efficacité peut être atteinte en favorisant une « fluidité maîtrisée» (50 km/h).
    Enfin, la sécurité routière doit être améliorée en adaptant les aménagements au contexte urbain.

    Recomposer l’espace pour un plus grand partage entre les différents usagers

    Le boulevard urbain permettra une mixité des usages (piétons, motorisés, cyclistes) dans un climat convivial et sécurisé. La circulation devra donc être réorganisée pour permettre l’implantation d’un itinéraire sécurisé et de qualité pour les modes doux (piétons et cyclistes). L’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite fera l’objet d’un soin tout particulier.

    Créer un aménagement urbain de qualité

    L’aménagement en boulevard urbain doit inviter à un comportement plus convivial en accord avec les tissus urbains qu’il traverse. Le caractère vert de la voirie sera rééquilibré et renforcé. Dans le cadre de la recomposition du profil de la RD 920, la structure végétale, les arbres d’alignement et le potentiel en espaces verts seront pris en compte.

    Le projet devra :
    - traiter de façon cohérente cet axe aux identités multiples, en prenant en compte des tissus urbains parfois hétérogène,
    - prendre en compte des  différentes séquences que traverse la RD 920,
    - identifier et marquer des lieux forts et stratégiques (gares, entrées de centre ville …),
    - traiter la signalétique,
    - intégrer les ZAC et projets existants ou en devenir (ex : ZAC de Bièvre).

    Limiter les nuisances

    Le caractère éminemment routier de la RD 920 provoque des nuisances. Les enjeux déterminants du projet sont la réduction du bruit, de la pollution et la diminution du ruissellement des eaux de pluie.

    L’aménagement  en boulevard urbain permettra de réduire les vitesses pratiquées en assurant  « une fluidité maîtrisée » (50 km/h). Cela implique donc :
    -  une diminution des émissions de CO2 et donc un bilan carbone inférieur ou égal : « la fluidité maîtrisée »  permet le même débit de véhicules mais sans bouchons et surtout sans circulation en accordéon (arrêts, redémarrages rapides) très consommatrice en énergie.
    - une diminution du bruit : une diminution de 20 km/h implique une réduction de 3 db(A), soit un niveau sonore réduit de moitié. La diminution du bruit sera aussi effective avec la rénovation des couches de roulement.

    Par ailleurs, en diminuant  chaque fois que possible les surfaces imperméabilisées et en permettant aux eaux de pluie de s’infiltrer dans le sol, le projet permettra de limiter les risques de saturation des réseaux d’assainissement et d’inondation.